Il était devenu livide et puis fantôme;
Comme il s'agissait de corps subtils il préféra d'être vaporeux
aussi, il disparut. La mémoire, la Nôtre devait faire son travail en même temps que son deuil.
Il fallait travailler à l'enfouir plus profond qu'il ne l'était, plus éteint, plus disparu dans nos coeurs.
Un deuil on ne le fait pas. Il travaille de lui-même. Ou il pourrit, ou il sèche. Selon ce qu'il désire.
Brûler, mettre sus terre, disperser, tu le sais Olrik, que ton crâne n'y pourra rien changer
les souvenirs, les regrets, les prières
Il fallait vivre.
On l'a fait. Ou on n'a pas vécu.
Assume que tu n'as pas été à la hauteur du disparu.
Assume. Ou meurs.
Ou pourris.
Tout est simple. Si simple qu'on cherche des synchronicités, des messages, des soutiens.
Mais non. L'existence cynique fait comprendre que si on ne sait rien , tout est là, quand on peut. Tout est là quand les coeurs battent encore.
Je crois qu'il me faut admettre, que je suis assez minable. Non, je le suis. J'arrête de leurrer mon esprit en pensant que l'univers me distingue. L'Univers, Dieu, Satan ont bien mieux à faire que s'occuper d'un être lâche et qui n'a rien voulu, sauf espérer qu'on le sauve. On ne sauve pas qui s'est perdu.
Courage. Et vivons, du mieux que l'on peut. Ne regrettons pas qui nous sommes. Soyons ce que l'on est. Ce sera déjà bien. Mieux qu'un baiser sans l'odeur d'une mère. J'aimerai.
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