WARNING/ AUTOFICTION
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19 déc. 2025

Fille de Joie.

 Intérieur sans savoir, sans but ni ambition

Intérieur en feu, en rien ne vacille

Flamme sans braises

juste ici présente

Joie ma Présence

Elle ne deviendra pas, 

Elle est.

Je suis la fille dont le prénom dit le nom

sauvage, claire, folle de 

Joie. Rien d'autre dans les veines, la vie la joie inonde

tous les artifices tous les feux de brindilles

Il y a que ça éclate

en pleurs en rires en émotions sans retenue éclatent

Joie entière, folle

mes veines continuent de couler

couleront comme l'Humanité

18 déc. 2025

9H09

 Je me réveille. L'heure en miroir dit: je ne me trompe pas.

La paupière à demi retrouve son intérieur: le même que la veille.

J'ai rêvé entretemps. Un mystère entre la nuit et le jour.

Entier. Je refais dans la tête ce que je devrais faire ce matin, et ce jour.

J'ai prévu quelques courses notées sur une liste. Un coup de fil pour un anniversaire. L'évier encore bouché, il faudra bien s'y pencher. J'ai des armes. Sur l'ode de la Joie, on réussira tout.

J'ai prévu j'ai prévu 

jouer avec le chat, le mien, mon chat auquel j'appartiens. Je me lève automatique.

Arrivent les infos. La chaîne n'est pas la bonne. 

Ce matin paupière levée: toujours la Tempête 

j'écoute et un peu plus

je me dis qu'ils ont choisi le morceau

de 9H09, entre la Joie et la Tempête, il deviendra ce jour

que je n'ai pas vécu et qui demande à naître.

15 déc. 2025

 L'arbre est joli, il ne dit rien

Je lui souris, je l'aime bien.

13 déc. 2025

Encore il y la danse

 Ai mis le haut parleur le volume au plus haut

j'ai mis la basse folle le son était meilleur

puisqu'au son d'un coeur 

Au maximum nous battions

mon coeur et le volume

la cadence le corps étaient au diapason

tout dansait et l'oubli qu'on oublie pour qu'un demain soit meilleur

je serai bien meilleure au son d'un rythme sans fin

il fallait  relire les russes le froid

Maïakovski et la révolution

je serre les dents au point de les briser

car je n'ai rien vécu pas de lutte 

l'ennui le doute l'anarchie d'un Ego

mais 

et c'est là le problème 

une lutte c'est soi contre le monde

Je ne lutte qu'entre moi

et moi 

cet égoïsme je ne lutte que pour 

le ciel noir, c'est une éternité, un fonds qu'on creusera encore

sans fin un fonds infini de soi contre soi-même

c'est un peu comme faire un potager au milieu des rivières

facilité et les discours insensés imbéciles

tout est acquis rien n'est un adversaire

Je lutte en vain. Je lutte pourtant. Je déchire ma race. Je ne veux rien que 

l'amour sur terre

et c'est la belle affaire 

que l'Amour sur terre

Il est partout sauf là

précisément où il faudrait qu'il soit

l'Amour un mot d'enfant

il n'y a plus d'enfant encore moins des adultes

qui se pensent responsables

personne n'est plus en mesure de se prononcer

ou tous se prononcent: l'enfant de trois ans et l'homme de quarante

tous se pensent. 

On mesure qu'on est enfant, adulte, et en toutes possessions

les uns de leur paroles les autres de leur propriétés

tous commissaires d'eux-mêmes

l'enfant de trois ans dit je vaux tout pour ma mère

l'adulte quarante j'ai tout et je vaux mieux

je suis et j'ai

sont les deux auxiliaires d'une vie cannibale, 

despote et limitée

Les frontières font le MAL et on veut l'élargir./

Toujours les élargir

Le mal dans l'absolu

c'est penser à soi plutôt qu'à l'univers

mais on sait qu'il n'en est rien

 et que l'enfant est mort. L'adulte davantage.

C'est ainsi que le coeur a frémi

 un peu de désir dans une voix, la vibration

et puis, fantôme, plus rien n'était ici

Ma boîte, Pandore, avait fini de vivre

les maux sortis valent plus que du vide

ou bien la réciproque?

Il faut avouer qu'on ne sait plus trop

s'il faut vivre le mal pour devenir meilleur

ou bien 

s'il vaut mieux préserver sa douleur 

et qu'une chose plus grave et bien plus douloureuse

Je n'ai jamais sombré dans la tristesse

mais je l'ai enfermée 

Il vaut mieux s'enfermer

mais je préfèrerai toujours  la vie

celle qui fait si mal 

qu'on aimerait finir

juste pour un repos

je ne veux plus reposer la douleur

je veux la pluie les orages et regarder les cendres

je veux la pluie les orages regarder l'incendie 

que la foudre a voulue

non pas les cendre les flammes

qui consument 

certainement font brûler l'intérieur

en moi tout est flammes et surtout rien n'est cendres

Je ne finirai rien avant de ne rien décider

Je ne voudrai jamais que tout se détermine à l'aune d'une volonté.

Le désir, le Désir est mon nom.

L'intérieur consumé vit davantage décidément.

4 déc. 2025

Il est revenu.

 IL EST REVENU.

Non. Pas le désir, l'homme. 

Pour moi ce n'est pas un triomphe, Achille contre Hector

juste

un peu de sécurité

un peu de "je ne suis pas si mauvaise, si mauvaise, si dans le dessous"

oui je l'ai pensé "je suis une au-dessous, une fille mauvaise", 

pas une femme juste une fille

un brin débile un brin de rien

les petits brins qu'on prend 

pour donner le petit bouquet de fleurs

sauvages à sa maman

avec une attention formidable un 

"je ferais tout 

du mieux que je le peux

 je donnerais tout

le meilleur de moi  et du mieux que je peux"

une fille qui 

met un peu de jaune-pissenlit un peu d'herbe haute, un peu de boutons d'or, un peu de fleurs bleues et trois coquelicots

qu'on offre et puis sa maman embrasse et dit merci

le pose dans le petit vase

le petit bouquet dans le petit vase et soudain

cet homme fané, mon doux coquelicot

L'homme est revenu, mais 

le désir vient de plus loin, il lui faudra des siècles ou une année-lumière, il lui faudra traverser les astres, retourner les rivages, rejoindre mes certitudes pour que l'esprit abdique 

du passé

pour que le corps retrouve l'abandon dépassé, l'abandon du passé,  pour qu'il puisse à nouveau ouvrir la folie qui l'inonde quand il se laisse aller

au plaisir, fermé, blotti dans le cercueil qui n'était pas la mort

juste l'hibernation qui givre les angoisses, 

la déception, le coeur qui s'est brisé

ma folie et la joie dans un cercueil dont j'ai gardé la clé.

Je n'étais pas morte, je me suis rendue là où il faut s'enfermer quand la souffrance danse

et que mon  coeur se fige, abruti, quand tout se déchire, tout, 

ce tout qui était toi, qu'il fallait enterrer, je veux dire mon âme.

J'ai ainsi mis le feu à l'Intérieur. Incinéré le désir.

Et tu es revenu. Toi tu as vécu. Je me suis mise dans la tombe

pas pour être morte, simplement pour 

enterrer la douleur, 

et un jour à nouvcau, ouvrir mon désir 

que rebatte mon coeur.