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23 juil. 2026

Un hiver et l'été

 Le ciel est bas on t'explique que ce n'est ni le ciel ni le plafond

La lune brille on t'explique ce n'est ni la lune encore moins le soleil

Le vent refroidit juillet

août et tout l'été sous le soleil tu regardes la mer

la mer et le soleil et le vent.

Tu te couvres d'un pull-over qu'on portait 

sous le vent de l'hiver

Il sèche et nourrit le frisson

Les cigales te bercent et tu te refroidis

Il faut chaud tu te glaces

Que faut il à la peau pour qu'un soleil existe?

Le vent qui te gerce

l'ombre ou le vent tiède d'une tramontane qui se moque de nous

la tramontane qui sombre

le mistral brandit son air sec me berce d'un absence sans fin

le manque de toi ton absence

qui ne finira pas


C'est l'été je suis en plein hiver

19 juil. 2026

Il est certains faits

qui nous font devenir ce qu'on n'a jamais pu être

Il est certains moments où le coeur dicte son instinct

L'intuition devient un mur elle se heurte au mur l'intinct nous dit le contraire

l'intuition voudrait continuer

les yeux se ferment le coeur se fend il va falloir courir dans un sens contraire à celui

inscrit

et ce sera difficile de dire de prononcer qu'il n'est plus temps.

Ce sera la fin d'un monde pour soi 

l'autre je pense qu'il n'en saura rien

l'Autre je pense qu'il va retrouver les marques de son quant à soi, son voeu de liberté

moi je deviens si seule que tout est clair

tout est facile et clair

tout fonctionne à nouveau

respiration digestion le sommeil

tout redevenu soleil de mon esprit

alors il me faut prendre acte

et agir dans le sens 

d'une résolution

qui ne fera souffrir que mon coeur

l'Autre ira plus loin plus haut deviendra un meilleur

18 juil. 2026

Quitter.

Quand il faudrait, peut on mettre le verbe au conditionnel puisqu'il le faut

Et qu'il y aura la fracture, forcément 

détruisant un temps qui n'a plus lieu d'être 

une rupture à établir, à assumer et la peur

du vide le vertige de se dire qu'on s'est trompé

d'un espace à effacer.

J'ai peur. Et c'est facile de dire "brise"

j'ai peur.

4 juil. 2026

Sur le sol endormi

 un ver s'anime, victorieux de la source évanouie.

Le soleil qui autrefois gorgeait la terre, la rendait verte, épanouie

se dresse en ennemi dont la chaleur étouffe.

Les villes suffocantes, les campagnes à nouveau deviennent une aube

sûre, éternelle

jusqu'au nouvel ordre dont les Hommes s'abreuvent.

L'ordre nouveau. On se presse, on achète, on acquiert.

Pardon. 

Pardon de soutenir la nature qui affrontait les villes.

Le bitume a fondu, les routes se verglassent au tournant de la route

Pardon de se dire que les villes ont passé l'âge d'être arrogantes

 et fières

On leur échappe pour ne pas mourir dans l'étau de sa chambre.

On leur échappe quand la fuite est possible

C'est sûrement alors la mort qui nous sauve.


2 juil. 2026

Vide

Vide 

que la musique emplit

que l'alcool nourrit

que l'absence,

la solitude rassurent, 

consolent.


Vide que le rien alimente

La consomption de l'âme 

dissoute 

entre deux verres

où les démons progressent

les anges déserteurs préférant le Soleil

L'âme et notre esprit, les ombres,


Je reste. 

Changer serait 

ébranler

la stabilité mortuaire

qui fige

le coeur

la fixe sur la Croix.


J'ai bien essayé de retourner le vide

comme la terre asséchée au début d'un été

Il n'a pas réussi à trouver de sens 

encore moins la direction

d'un chemin dont les bornes suffisent

à mon vertige

mon vertige.