Vide
que la musique emplit
que l'alcool nourrit
que l'absence,
la solitude rassurent,
consolent.
Vide que le rien alimente
La consomption de l'âme
dissoute
entre deux verres
où les démons progressent
les anges déserteurs préférant le Soleil
L'âme et notre esprit, les ombres,
Je reste.
Changer serait
ébranler
la stabilité mortuaire
qui fige
le coeur
la fixe sur la Croix.
J'ai bien essayé de retourner le vide
comme la terre asséchée au début d'un été
Il n'a pas réussi à trouver de sens
encore moins la direction
d'un chemin dont les bornes suffisent
à mon vertige
mon vertige.