la violence
souvent elle plante son couteau
et l'âme se renverse au recto la douceur
l'esprit devient verso
la violence se plante et le couteau déchire
et le corps disjoncte
la parole est en train de fumer et les yeux se révulsent
la colère se présente
pas de haine juste le regard de Courbet
dans son autoportrait Courbet qui devient fou quand il sait encore peindre
les traits de la peur de ne pas être mais devenir
fou
je regarde je ne vois rien juste une détresse que la lave n'embourbe pas
puisqu'elle explose
j'ai mal et tu ne réponds rien pas un regard de peur
d'alarme juste l'envie de dormir car tu es fatigué as envie de dormir
la violence que j'aie encore quand soudain le coeur se fend
ce couteau
qui pouvait choisir entre le tendre et les viscères
a choisi ce qu'on ne mangera pas
par angoisse des choses qui nous sont indigestes
non la colère
non la haine
la souffrance d un organe qui n'existe plus
le fantôme impossible à bercer
mon coeur.