WARNING/ AUTOFICTION
Site non recommandé aux personnes stables.
Ce site n'est pas bon pour la santé des riches.
Ce site peut provoquer des tremblements de la personne.
Ce site peut provoquer une Joie lente et formidable.


7 août 2026

L'arbre me tend ses bras

 je suis verte et sans conscience

j'ai trop bu l'arbre me tend ses branches ses feuilles ses fruits

figée comme le marbre

je prefère m'asseoir ne pas comprendre que la vie appartient à ceux s'enracinent

je dors pour ne vivre qu'endormie

je veux dormir sans envie

juste pour que demain s'éveille et que l'arbre éternel

tende ses feuilles ses branches et les fruits rares

qui gorgent notre bouche puisque l'été venu

ils nous offrent ce qu'il faut pour vivre un peu mieux

le gris de nos entrailles.

Un peu mortes mais pas encore. Vivantes au demeurant.

4 août 2026

La détresse n'est pas une tristesse

 la tristesse s'enfoncer dans le matelas de la peine

et vient se reposer dans la solitude absolue

La détresse c'est vouloir croire quand rien n'est plus possible

la détresse fait semblant. Elle est ce qu'on voudrait, un cri qui déchire l'impossible

la détresse essaie encore à bout de souffle

elle tente elle n'y croit plus mais continue le combat terminé

La tristesse est une mort mais elle sait qu'elle ne peut plus

rien.

La guerre c'est préférer combattre l'ennemi dont les armes plus nobles auront raison de nous.

Je suis dans l'instant où la première va vaincre la seconde

mais tout sera égal à l'heure du coeur qui cessera

soit le combat soit le désespoir

Il n'y a rien de meilleur

détresse ou la tristesse

c'est baisser ses armes ou qu'elles nous soient confisquées.


J'ai mal ce n'est pas pire que de savoir que tout se fermera, nos coeurs abandonneront le corps

l'âme désertera l'esprit

Triste et affreusement lucide

de ce qui ne peut plus devenir.


23 juil. 2026

Un hiver et l'été

 Le ciel est bas on t'explique que ce n'est ni le ciel ni le plafond

La lune brille on t'explique ce n'est ni la lune encore moins le soleil

Le vent refroidit juillet

août et tout l'été sous le soleil tu regardes la mer

la mer et le soleil et le vent.

Tu te couvres d'un pull-over qu'on portait 

sous le vent de l'hiver

Il sèche et nourrit le frisson

Les cigales te bercent et tu te refroidis

Il faut chaud tu te glaces

Que faut il à la peau pour qu'un soleil existe?

Le vent qui te gerce

l'ombre ou le vent tiède d'une tramontane qui se moque de nous

la tramontane qui sombre

le mistral brandit son air sec me berce d'un absence sans fin

le manque de toi ton absence

qui ne finira pas


C'est l'été je suis en plein hiver

19 juil. 2026

Il est certains faits

qui nous font devenir ce qu'on n'a jamais pu être

Il est certains moments où le coeur dicte son instinct

L'intuition devient un mur elle se heurte au mur l'intinct nous dit le contraire

l'intuition voudrait continuer

les yeux se ferment le coeur se fend il va falloir courir dans un sens contraire à celui

inscrit

et ce sera difficile de dire de prononcer qu'il n'est plus temps.

Ce sera la fin d'un monde pour soi 

l'autre je pense qu'il n'en saura rien

l'Autre je pense qu'il va retrouver les marques de son quant à soi, son voeu de liberté

moi je deviens si seule que tout est clair

tout est facile et clair

tout fonctionne à nouveau

respiration digestion le sommeil

tout redevenu soleil de mon esprit

alors il me faut prendre acte

et agir dans le sens 

d'une résolution

qui ne fera souffrir que mon coeur

l'Autre ira plus loin plus haut deviendra un meilleur

18 juil. 2026

Quitter.

Quand il faudrait, peut on mettre le verbe au conditionnel puisqu'il le faut

Et qu'il y aura la fracture, forcément 

détruisant un temps qui n'a plus lieu d'être 

une rupture à établir, à assumer et la peur

du vide le vertige de se dire qu'on s'est trompé

d'un espace à effacer.

J'ai peur. Et c'est facile de dire "brise"

j'ai peur.

4 juil. 2026

Sur le sol endormi

 un ver s'anime, victorieux de la source évanouie.

Le soleil qui autrefois gorgeait la terre, la rendait verte, épanouie

se dresse en ennemi dont la chaleur étouffe.

Les villes suffocantes, les campagnes à nouveau deviennent une aube

sûre, éternelle

jusqu'au nouvel ordre dont les Hommes s'abreuvent.

L'ordre nouveau. On se presse, on achète, on acquiert.

Pardon. 

Pardon de soutenir la nature qui affrontait les villes.

Le bitume a fondu, les routes se verglassent au tournant de la route

Pardon de se dire que les villes ont passé l'âge d'être arrogantes

 et fières

On leur échappe pour ne pas mourir dans l'étau de sa chambre.

On leur échappe quand la fuite est possible

C'est sûrement alors la mort qui nous sauve.


2 juil. 2026

Vide

Vide 

que la musique emplit

que l'alcool nourrit

que l'absence,

la solitude rassurent, 

consolent.


Vide que le rien alimente

La consomption de l'âme 

dissoute 

entre deux verres

où les démons progressent

les anges déserteurs préférant le Soleil

L'âme et notre esprit, les ombres,


Je reste. 

Changer serait 

ébranler

la stabilité mortuaire

qui fige

le coeur

la fixe sur la Croix.


J'ai bien essayé de retourner le vide

comme la terre asséchée au début d'un été

Il n'a pas réussi à trouver de sens 

encore moins la direction

d'un chemin dont les bornes suffisent

à mon vertige

mon vertige.

27 juin 2026

Il dort, je pense

 Il fait jour je fixe 

l"éponge l'escalier  

Ils me semblent un peu sales

Il fait nuit la télé allumée

j'entends l'homme qui crie

un ballon doit entrer dans la cage

sans doute c'est certain

la bonne ou la mauvaise

tel n'est pas le problème

il faut bien gagner ou plutôt savoir perdre

Je regarde l'espace encadré d'un cèdre fantastique

Lui n'est pas là 

I regarde le match essentiel pour la suite

pour la gloire assurée

le temps d'un championnat qui gravera l'Histoire de notre Humanité

d'un planisphère explosé

en tout ce que l'on sait d'elle, de notre carte de guerre plutôt que celle du tendre

Lui devant un écran bicolore animé d'un sphère

noire et blanche

Lui assoiffé de savoir 

de connaître si la cage animée d'une sphère sera la bonne ou pas

Lui 

à cet instant de grâce où le soleil s'éteint dans la courbe du cèdre

fantastique l'ombre est monstrueuse quand le soleil s'endort 

veut s'endormir heureux 

Lui aussi dort

Lui aussi s'est éteint sans l'ombre de l'ombre

formidable

d'un cèdre sans étoiles


15 juin 2026

Il est temps

 de nous enfuir vers cet inconnu

le coeur

et ce qu'orgueilleusement 

on nomme l'âme.

Il est temps de s'attacher à l'intérieur qui nous semble indigeste inutile 

Il en faut du courage pour regarder notre coeur et notre âme

Pour que l'action devienne un corps qui nous est propre

un corps qui fait agir

sans penser qu'il fait absolument agir

courir faire ce qu'il faut, ce qu'il nous faudrait faire.

Ceux qui parlent plus haut qu'ils ne pensent pour se sentir vivre.

Vivants ils n'existent que pour eux.

Se connaître ouvre des portes. 

Le courage n"est pas ce mettre dans l'oubli: des études, du monde, des amis qu'on aime pour avoir des amis,  un amour évident. 

Le courage n'est pas de se conforter avec des amis d'antan

qui parlent si haut qu'ils n'entendent pas le murmure de la mer, à force de savoir ce que la mer leur dit. Une plage sans galets, du sable qu'on veut indemne

de coquilles et de vers ces coquilles et les vers qui le rend ce qu'il est. Le sable. Le sable. et  nos pieds dans le sable et l'eau qui nous murmurent

des paroles superbes

le sable et puis la mer

aux murmures qu'on oublie si l'on regarde ce qu'il faut faire encore

le murmure de la mer résonne à nos coeurs à notre âme

en écoutant

qu'un instant nous sublime.

10 juin 2026

Des envies bizarres

 Souvent j'ai des envies bizarres.

Qu'on m'enferme dans une cage pour rêver à ce que je ferais libérée

Que je m'élance une corde au cou, pour réaliser combien j'aurais voulu vivre 

Je suis libre, vivante, sans corde au cou ni barreaux 

et je suis déjà morte enfermée dans le conditionnel épais qui me fait exister mieux

que ma capacité à faire.

L'unique -et non des moindres- réalité est l'amour que je porte

à ceux que j'aime, à ce que j'aime

Aimer suffit il pour vivre?

J'ai des besoins primaires: manger, boire, dormir.  

Ces trois défauts me coûtent cher. Car j'aime manger le meilleur, boire l'exquis, dormir sur un matelas sans petit pois qui dérange.

Où ai-je appris à préférer les songes au concret, les lunes et l'éclat des étoiles plutôt que les jours chaque jour recommencé?