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13 mars 2026

Ce n'est qu'un chat

 Après tout en effet ce n'est qu'un chat qui peut demeurer seul quelques heures

et d'ailleurs quelques jours aussi

Après tout ce n'est que moi auss

je peux demeurer seule des heures et puis des jours et puis 

qu'est ce qu'on en a à foutre de moi avec mon chat

Ce n'est qu'un chat qui peut rester tout seul et moi seule avec le chat

et je ne suis que moi après tout sans mon chat ou avec

qu'est ce que ça change 

de bouffer pendant des heures pendant que mon ami le chat qui n'a rien demandé

surtout d'être seul comme un peu animal

 et moi je vaux moins que lui 

 je suis une anormale

attachée même pas

je m'en fous de noël de Pâques et tout le reste

où on bouffe à ras bord pour remplir le vide qu'on remplit un jour où tout est férié

une chorale harmonieuse, réunion de famille

jaune il me faut changer le change, on croit que c'est facile alors je m'habille

C'est marrant comme un mépris de classe, d'espèce, de race et de conscience

c'est drôle comme on ignore qu'un chat n'est pas qu'un truc qui miaule et fout des poils

sur un tapis bien propre

on se fout de savoir que sans lui je ne sourirai plus

puisqu'il sauve ma vie

de conne au demeurant

il sauve ce qui n'est qu'une vie avec un animal devenu compagnon

et qui peut rester seul comme je reste seule des heures, des nuits 

je souris au demeurant de ma lutte

la vie c'est une lutte que Pâques, Noël, donnent le change

d'être encore en vie, de parler comme il faut, de prévoir la suite

de donner le change une fois la fête terminée à l'heure où les invités repartent

en couple dans leur nouvelle voiture

dans leur façon de vivre

nous sommes un animal , un chat, une fille qui jamais ne sera forte

mais la fête est terminée et on reprend le train 

il n'est qu'un chat et je suis imbécile d'aimer mon compagnon

je ne suis pas même un chat sans lui je serais morte.


11 mars 2026

Il semblerait

 que je veuille prendre un chemin sans issue.

Il semblerait que j'aie envie de vivre dans un mur écroulé pour une liberté mondiale

il semblerait que je n'aie pas les épaules pour devenir aussi libres que les Hommes devenus libres

à force de courage

Il semblerait que- et je suis désolée si désolée de n'avoir pas le courage- je ne sois qu'une feuille

innommable, car nul n'a pu la voir tant elle était calcinée par un soleil déjà mort

elle a voulu dire merci elle a tenté

je suis tentée de dire que tout peut être courageux

définivement 

juste si on réussissait à se faire une place, même tombée au sol

au milieu de marrons encore encoquillés encore sous la bogue qui leur tient d'armure

leur bouclier

Il semblerait que - et je suis désolée- je n'aie pas pu devenir la feuille dont j'aurais voulu porter le nom

Il semblerait qu'aujourd'hui tout m'indiffère

quand rien n'est autrement qu'un rien qui donne tout

la grâce du soleil, la force de la pluie, la sphère du nuage aux contours mystérieux

où un visage, un corps, leur absence

la grace de l'éclair, d'un instant fabuleux

mêlé à l'univers

rien et tout qui surgit la saveur d'aimer aimer aimer aimer

redeviennet un nuage mystérieux paisible fabuleux

avec tant de courage au milieu d'un azur

trop facile à connaître

l'azur trop devinable et la vie qu'il faut vivre

comme on est amoureux

9 mars 2026

Feu.

 Il est étonnant ce mot. Feu. Qui reprend, et la joie renaît. Ce feu si ardent qu'il oublie qu'il pourrait consumer mais pour l'instant réchauffe. Ce feu qui dans le ventre permet de ressurgir. Ressusciter nos cendre.

Mais feu qui dans ce même vocable dit la disparition, celui de sous la terre, disparu, consumé.

Ce feu qui revient dans le corps comme une énergie formidable veut-il aussi nous signaler que nous sommes si peu de temps, oui nous sommes si peu bientôt déjà en cendres.

Notre langue insiste.

Je suis en feu, en flammes, je suis une chienne un cheval une femme un ciel un espace une folie une joie.

Je suis en flammes

et consumée je serai sur l'autel où tout est joué, où on prononce les mots de paix et de prières.

Notre langue est une bulle qui nomme le miracle d'être dans un corps qui finira bientôt.

Un petit moment entre naître et finir.

Un feu de joie. Et le feu de la peine quand tu viens de mourir.

21 févr. 2026

Polar

 Elle a violé l'accès interdit. A pénétré une cour intérieure invisible.  Elle s'est enfouie dans une végétation fantastique. trop d'odeurs inutiles, trop de fluides mauvais. Elle a continué, elle préférait poursuivre la route plutôt que d'avouer sa paresse à devenir. 

On sait quand c'est irrécupérable. On sait. Il faudrait pouvoir recommencer. Dans l'oeuf. Mais l'oeuf a éclaté. Et même débile on essaie, on veut, on persiste. La mère est là pour nous tenir, nous dire les mots d'amour. La beauté, l'intelligence c'est nous. On veut on essaie on continue. La mère fait semblant de croire qu'on éclatera aussi pour les autres, la société, la vie. 

Impénétrable longtemps, tout est devenu limpide. 

Elle a pénétré l'interdit. Nagé dans le mauvais, le bitume. On ne refait pas l'histoire. Le corps sait davantage. Lui a tenté, a persisté, a essayé de sortir le feu des marécages. Quand le corps décide, c'est la fin.

Exister c'est devenir.

Je ne dirai plus "Je". 

"Je" est un pronom qui n'a pas su se construire, s'affirmer. Etre simplement.

L'écriture ne soulage rien. Pire, elle prononce ce qu'il aurait fallu être. A savoir dire JE. 

On attend un appel pour comprendre son attente, son désir, sa faculté à aimer.

On regarde les autres, on se dit qu'on pourra entrer en résilience. La nuit, on refait la veille et le jour nous dément.

On aurait dû être. 

Cependant le chat ronronne à mes côtés.

6 févr. 2026

Mise à l'épreuve.

 J'accuse celle que je suis quand une autre apparaît malgré celle que je suis;

Compliquée?

Non. 

Une dissociation me permet de savoir que tout n'est pas dû. Malgré la souffrance. Non, pas celle de l'âme, justement le corps trop oublié dénigré, c'est lui qui me rappelle que je suis ici. 

Ici. 

Je pourrais en rire, m'en foutre.  Il est fou de savoir qu'on est une folle. Ici. Et ailleurs. Ici, il faut s'y faire. L'âme est perverse. Elle est le Diable. 

La honte,  la mienne et celle de ceux qui sont chers. Pénitence. Pire que la haire, pire que la discipline, pire qu'un emprisonnement qui dédouane et répare.

Interdite au coin. J'ai triché. Je paye. 


30 janv. 2026

Tout allait bien

 L'écriture était droite, alignée en juste proportion

les courbes étaient arrondies, les majuscules des clés de sol.

Tout était bien, carré et tournait rond.

Je récitais des poèmes avec des automnes, des cancres qu'on aimait, des oiseaux qu'on libère.

Je dessinais le soleil et les feuilles jaunies. Le modèle suivait des lignes sans ratures. En marge le rouge parlait d'un ensemble "satisfaisant honnête". Pas de glorieux "bien" mais des "vu" qui l'entendaient.

A cette époque être droit était dans le devoir de tout écolier lambda.

Et puis, les cheveux sont coupés, et l'écriture devenait mauvaise, tremblante. Les pattes de mouches faisaient des tas monstrueux dans la poésie. Je comptais trop sur les autres. Je dissipais l'entourage. 

Ma main droite dysfonctionnait et on ne croyait pas la gauchère. Les symétries devinrent une torture. Et ma tête pensait à quelque chose de mensonger. On rompait la structure et je me suis défaite. Et il a fallu mentir, dire que je savais quand je ne savais plus

écrire dans les lignes

dessiner le printemps

les familles heureuses réunies

Les cheveux coupés, j'ai cru un moment savoir qui j'étais devenue.

Mais je mentais, trichais, voyais plus gros que mon ventre de 6 ans. Je devenais cette honte qui s'affiche sur l'estrade. J'étais dans le coin, pleurante mais le mal était fait.

Les bons points confisqués, l'encre bafouillait de plus en plus, je prenais trop d'"espace, j'échappais au projet assigné. Tout s'est déraillé. Tous les jours un accident de la conduite apprise en théorie. Il s'agissait d'un avortement de pratique jadis intégrée discipline desincarnée.

Rupture majeure dans la construction mentale. Je divorçais de celle que j'étais. Le modèle prenait feu et je me foutais des carreaux, après tout j'étais brouillon. Et c'est déjà pas mal quand le coeur est fendu. 

Le coeur était fendu, et la colère s'épaissit. Une glu empêtrait mes gestes et les désirs. Je ne voulais plus devenir. 

Abdication. 

Tout était sali. Le mal était fait. 

26 janv. 2026

A seize heures pour avoir 16 ans

 j'ai fermé les yeux je me suis endormie

pour penser à celle que j'étais, j'ai eu seize ans hier,

je frôlais le miroir sans le regarder, je suis allée au lycée je pensais l'avenir ouvert triste mais

du courage j'en avais hier je me suis endormie à l'heure du goûter

à l'heure des biscuits, à l'heure d'un grand lait froid

j'ai pensé en dormant que tout aurait pu être autrement

mais qu'il en a été ainsi et qu'il est comme ça ce que je suis désormais

qu'il reste un peu de temps pour défaire les peurs, les tourments, et surtout le savoir

Je ne sais plus les conjugaisons latines

je ne connais plus l'histoire d'Ulysse et des Atrides

Je ne connais plus comme le cyclope a cru qu'Ulysse était Personne

et qu'il a crié comme un fou Personne Personne et je le suis devenue

Personne sans Argos pour me reconnaître

quand je reviendrai là où il faudrait être

sans la cicatrice au coeur invisible 

à ceux qui ont mieux vécu, en angles droits, en lignes claires

Mon prénom c'est le destin qui s'est inversé, clair devant-derrière

obscur et sinueux

Mais la lune à seize heure reste là 

elle veille elle prend le corps du coeur inanimé

dépourvu. A seize heure et demi, j'étais comme en hiver

et grand-mère était morte.

La lune m'embrassait.

25 janv. 2026

Un poing dans la gueule, un point à la ligne.

 J'ai déchanté, sans désenchantement.

J'ai pris un poing dans la gueule. J'ai rentré la honte dans mon sac où j'avais la main.

Pris le coup rentré mon cou baissés les yeux baissés à terre

déchanté normal reçues les leçons du mec aux yeux de papa pas content

pas bien ouvert mon sac où j'avais la main

je l'aurais coupée si j'avais le cran mais moins grave

coupés les cheveux serrée la gorge asphyxiées mes nuits

les yeux moqueurs, les yeux des gens responsables 

ceux dont les épaules tiennent la tête

Avalée non digérée la honte et le sommeil parlons en le sommeil

La nuit je tue sans vouloir je marche sur le mort démembré dans la flaque viscères et sang

et on constate, j'écris "c'est moi pardon je voulais pas mais c'est bien moi  moi qui conduisais, j'ai pas voulu j'ai écrasé

je reprends le volant ça dérape aussitôt rebelote j'écrase le mort déjà tué

rebelote 

rebelote

la main dans le sac

visible aux yeux de pères pas contents, aux yeux moqueurs des têtes sur les épaules droites

je courbe décidément j'enfonce le futur

fonction négative, équation sommaire à deux inconnues: moi et celle que je deviens.

Hop. Tangente qu'on sait bien reprendre la même main dans le sac demain dans le ressac

encore, encore. La honte et le sommeil factice. Tout est factice. La promesse, la Parole, ma main et la langue dans ma poche.


20 janv. 2026

une émotion et la base

 As tu senti non et bien sûr

oh je redresse ma colonne 

je te vois chantant mieux et puis les autres dansent car vous faites danser

je suis heureuse dans et parmi les autres je danse

je m'éteins, je m'épuise je reste flaque

et suis vivante!

sans toi sans eux, j'ai dansé car ce qui a compté

c'est moi dansant dansante et toi dans mon coeur

sans la fête moi dansant et toi sous l'arbre qui regardait

danser une fille un peu débile et si légère qu'on aurait dû penser

qu'elle n'était pas comme il faut pas comme les autres pas comme ceux qui veulent des carrés dans les ronds les ronds sans les étoiles les ronds ou les carrés

sans étoile pas un rond sans le carré le carré sans le rond

ne touchaient pas l'étoile 

celui qui  réconcilie l'homme 

l'étoile est loin nous dit ce qu'il faudrait pour que la nuit existe alors que des étoiles ne cessent de naître

et la nuit! Et la nuit pourtant la nuit est noire, qui comprend que la nuit nous apprenne le noir

quand scintillent les étoiles qui devraient l'éclairer?

Tu sais tu as affaire à une femme qui aimerait

traverser les étoiles franchir les passions

qui aimerait comprendre pourquoi on devient con, étriqué, et mauvais

une fille qui deviendra ou ne saura pas tenir la main d'un homme sûr

une fille qui préfère le silence et la nuit, et parler trop au lever du soleil,

Même le soleil fatigue, cela me donne le courage de soulever le rond parfait qui naît 

oui quand le soleil est fade, j'ai la force de le hisser plus haut que nos cercles
Diamettre Pi au carré

Pi à savoir : 3,141592653589793

j'ai la force de Titan poour qu'un cercle parfait dessine le ciel des hommes , c'est vrai. Oui c'est réel. J'ai de la force pour que les violettes de février sentent la violette, que le muguet jaillisse en sentant l'odeur des premiers mai,

J'ai cela. juste pour toi. Mon amour. Sans prétention. Je sais donner un sourire à ceux qui n'en ont plus. Oui. De cela je suis capable. D'aimer celui surtout qui en tout détestable et deviendra meilleur à mon contact, à mon amour . Insatiable. Mon Amour absolu, qui donne tant à celui qui peux le recevoir. Entourer sa folie.

Toi , tu es capable de ce que nul ne sait accueillir. Tu es, et tu sais. Tu sais. Sinon tu ne serais pas mon amour. Fragile, heureux, nous sommes si heureux quand nos sommeils épousent le present.

Je suis folle d'amour. Ou je suis une morte. Des fois j'aimerais. Etre folle ou mourir. Je préfère la folie. Pour t'aimer. Toi. 

je suis improbable, j'essaierai de devenir meilleure,  je te jure.

16 janv. 2026

Faillite

 Je n'ai, je ne veux plus les mots de pacotille qui disent un sens et le contraire.

Je n'ai pas péché, j'ai failli, j'ai fait semblant, j'ai rompu le pacte.

Quoi le monde?  Le Monde se distingue par continents, frontières, possessions

j'ai volé.

J'ai volé ce que je ne voulais pas.

Luin sans comprendre, a ri, a dénigré, il avance LUI

Je recule. Le crabe. Un cancer qui a la queue du scorpion.

Je recule et je veux vivre.

Lui traverse le temps, avec un peu de tout.

L'amour entre deux signes.

Le sexe entre deux feux.