a jailli et de sa bouche elle a mis bas
une forme bizarre une sorte d'algorithme en substance
les muqueuses parlaient en formes innommables
Il s'agissait d'un feu de langage sans mots
on entendait des couleurs
on voyait puruler les odeurs organiques de stupre
les suées de cauchemar végétal
On sentait son image déjà partie
Non pas qu'elle soit ignoble à l'image de son géniteur
La progéniture ne pouvait qu'engendrer la compassion ou le dégoût ou
une étrange tendresse
Elle était juste un Autre. Le miroir ne pouvait appréhender sa forme puisqu'elle était une musique sans harmonie ni capharanüm
Rien ne pourrait la reconnaître, l'identifier, elle n'aurait pas de nom
ou l'Impossible. Seul pour jamais. Isolé l'Impossible ne pourrait trouver un compagnon pour demander pardon, pour pleurer, pour trouver le courage qu'il faut quand
seul à tout, dans tout, partout
on existe sans repos. Sans se reconnaître
L'Impossible n'aurait pas la mesure de supprimer ce qu'on nommerait un coeur. Puisque le coeur n'était qu'un rythme en bleu ou gris, une magnétique explosion
une mixture sans couleur nommée
L'Impossible échapperait à ce qui est possible de baptiser
échappant même à la mort désirée ou la vie simplement.
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