Il est étonnant ce mot. Feu. Qui reprend, et la joie renaît. Ce feu si ardent qu'il oublie qu'il pourrait consumer mais pour l'instant réchauffe. Ce feu qui dans le ventre permet de ressurgir. Ressusciter nos cendre.
Mais feu qui dans ce même vocable dit la disparition, celui de sous la terre, disparu, consumé.
Ce feu qui revient dans le corps comme une énergie formidable veut-il aussi nous signaler que nous sommes si peu de temps, oui nous sommes si peu bientôt déjà en cendres.
Notre langue insiste.
Je suis en feu, en flammes, je suis une chienne un cheval une femme un ciel un espace une folie une joie.
Je suis en flammes
et consumée je serai sur l'autel où tout est joué, où on prononce les mots de paix et de prières.
Notre langue est une bulle qui nomme le miracle d'être dans un corps qui finira bientôt.
Un petit moment entre naître et finir.
Un feu de joie. Et le feu de la peine quand tu viens de mourir.
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