Souvent j'ai des envies bizarres.
Qu'on m'enferme dans une cage pour rêver à ce que je ferais libérée
Que je m'élance une corde au cou, pour réaliser combien j'aurais voulu vivre
Je suis libre, vivante, sans corde au cou ni barreaux
et je suis déjà morte enfermée dans le conditionnel épais qui me fait exister mieux
que ma capacité à faire.
L'unique -et non des moindres- réalité est l'amour que je porte
à ceux que j'aime, à ce que j'aime
Aimer suffit il pour vivre?
J'ai des besoins primaires: manger, boire, dormir.
Ces trois défauts me coùtent cher. Car j'aime manger le meilleur, boire l'exquis, dormir sur un matelas sans petit pois qui dérange.
Où ai-je appris à préférer les songes au concret, les lunes et l'éclat des étoiles plutôt que les jours chaque jour recommencé?
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